Pour faire un historique,
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de la convention collective s’est négociée au tout dernier instant de la dernière négociation. Les textes sont clairs en ce qui a trait au déploiement des CPOS et aux modalités de formation de ceux-ci.
Les CPOS, c’était quelque chose de nouveau et on avait besoin d’en définir le cadre. Pour les succursales désignées, autant que pour les solos, rien n’est prévu quant aux horaires de travail. La raison est qu’il n’était pas question de changer les horaires des plus anciens COS qui seraient appelés à postuler sur un poste CPOS. Celui-ci n’aurait qu’à postuler et réussir la formation pour obtenir le 4% d’augmentation lié à la nouvelle classification. Pour ce qui en est des succursales solos, comme ces postes étaient affichés et attribués par ancienneté, il était convenu que les horaires seraient du lundi au vendredi. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de texte sur les horaires de travail. On retrouve les paramètres d’application des CPOS à
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de la convention collective.
Fortes de cette entente et de cet esprit, les deux parties, main dans la main, entreprirent le travail. Pour les succursales solos, des horaires du lundi au vendredi furent affichés et tous filèrent le parfait bonheur.
Mais, en juillet 2006, un an et demi après la signature de la convention collective, coup de théâtre dans les succursales solos : l’employeur fait volte-face et retire les affichages déjà en place pour réafficher les postes du mardi au samedi… comme les directeurs. Les COS ayant le plus d’ancienneté devront travailler le samedi s’ils veulent obtenir le salaire du CPOS. Le syndicat a contesté, par voie de grief, la décision de l’employeur.
Aujourd’hui, le Service des ventes nous annonce que les directeurs de secteurs, en collaboration avec le directeur de succursale, évalueront leurs besoins dans les succursales désignées et afficheront l’horaire selon leur convenance. Le syndicat contestera la décision de l’employeur par voie de grief, car la décision est, à notre avis, pleinement contestable.
Selon la ligne de conduite de la SAQ, si vous ne voulez pas travailler le samedi, vous n’avez qu’à ne pas appliquer sur le poste, un plus jeune le fera et viendra vous donner des directives, car lui aura la formation. Pourquoi la SAQ dispenserait-elle une formation coûteuse à un employé qui prendra sa retraite dans quelques années ? Aussi bien le tasser. Mais, ce qui a de pire encore, c’est que le directeur réévaluera ses besoins en COS et vous risquez d’être soumis au transfert administratif et ainsi, vous retrouver dans une succursale Express à travailler tous les soirs et à 50 km de votre domicile !
(Règle prévue à la convention collective en cas de coupure de poste).
Après le
« dévoilement » de
« Comment ça va ? », l’employeur nous a juré qu’il avait saisi le message et qu’il témoignerait plus de reconnaissance envers ses employés. Il ne s’agissait là que des balivernes destinées à se tirer d’un faux pas. Quelques semaines plus tard, la SAQ recommence à sombrer dans le mépris envers ses employés, particulièrement les plus anciens qui ont fait de la SAQ ce qu’elle est aujourd’hui. Ils auront peut-être droit à une paire de billets de hockey s’ils ont été ceux qui ont vendu le plus de cartes-cadeaux. Pour la SAQ, c’est là où la reconnaissance de ses employés commence et s’arrête.
À la signature du contrat de travail en février 2005, les syndiqués croyaient avoir obtenu un gain avec les CPOS : un 4 % d’augmentation et la présence des membres SEMB dans certaines succursales solos, ainsi qu’un 4 % supplémentaire pour les COS ayant le plus d’ancienneté dans les succursales solos et désignées. Ce qu’ils ont obtenu, c’est encore une fois le mépris et la non-reconnaissance de ce qu’ils ont accompli. Aujourd’hui, les dirigeants de l’entreprise en récoltent les fruits et savourent leur succès en se versant de faramineux bonis en ne laissant même les miettes pour ceux qui en sont les responsables ...