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Communiqué M-2006-12
17 novembre 2006
Qui vole un œuf, vole un bœuf…
Combien de fois nous avons vu notre directeur faire un peu de facing en passant, venir nous aider à emballer les bouteilles d’un client, replacer les paniers ou carrément prendre la caisse pour une ou deux transactions parce que l’employé qui est à ce poste est occupé à conseiller?
Comme si ce n’était pas suffisant de voir les cadres faire notre travail, voilà que les représentants s’en mêlent. Il y en a qui font des dégustations aux clients en succursale pendant que l’employé qui est assigné à cette tâche, fait office de décoration à ses côtés, d’autres se prennent pour des conseillers en vins et se promènent dans l’aire de vente pour conseiller les clients, seulement sur leurs produits, évidemment… Il y a aussi des sous-traitants qui font les décorations de Noël. Dans la majorité des classique et des express, les employés ont le talent nécessaire pour décorer correctement la succursale, mais pas dans les sélections… Chaque année, nous déposons un grief collectif, mais pour pouvoir réclamer, il nous faut savoir où ces pros de décoration sont passés !
Chaque fois que ces choses se produisent, et que vous hésitez à en parler et à revendiquer pour conserver votre tâche de travail pensez à ceci : « si chaque jour dans chaque succursale, on laisse le directeur ou un représentant effectuer notre travail pendant 15 minutes, cela fait pour l’ensemble du réseau 100 heures par jour, 700 heures par semaine, 36 400 heures par année et 18 postes réguliers qui ne seront pas créés ».
Bien sûr, il ne s’agit là que d’une simple spéculation de chiffres, mais si vous repensez au travail que font en succursale des gens qui ne sont pas payés pour le faire, vous verrez que les 15 minutes qui semblaient sans importance à l’échelle de la succursale, ont pris une ampleur catastrophique à l’échelle provinciale…
Se faire voler 15 minutes, ça semble être un œuf, mais 36 400 heures, ça fait tout un bœuf…
Votre exécutif
SEMB-SAQ CSN
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