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Communiqué M-2004-08
La SAQ accuse le SEMB de « désinformation » ?
Le 26 octobre 2004
Plusieurs employés de SEMB, plus précisément les employés de bureau, connaissent bien M. Jean D’Aquila, nouvellement
promu
« contrôleur corporatif » des finances de la SAQ. Ce monsieur, un peu moins connu dans les succursales, s’est permis de venir mettre son petit grain de sel dans notre convention collective en la dénaturant. Alors qu’il est rare d’entendre parler de ce monsieur, il a écrit une lettre à tous les employés membres du SEMB, mais adressée à notre président, afin de créer un climat de peur. Il décrit dans sa lettre, avec plus ou moins d’exactitude, les sommes dues à l’employeur par le Syndicat pour les libérations syndicales. Il débute sa lettre en se donnant le beau rôle face aux employés en leur disant qu’il a été bien patient et que le Syndicat ne respecte pas ses engagements. Il pousse même l’audace et l’arrogance jusqu’à mettre en doute la capacité de payer du Syndicat de rembourser ce qu’il qualifie de « dettes ». La SAQ, par le biais de M. D’Aquila, tente de vous faire peur, de vous faire croire que le Syndicat n’a pas de moyens. Il aimerait bien par la même occasion mettre la main sur les états financiers de votre Syndicat pour pouvoir évaluer combien de temps on pourrait tenir en cas de conflit. Tout ce « beau » discours est un vieux truc bien connu, utilisé régulièrement par l’employeur, pour miner la confiance des employés envers leur syndicat, et attaquer nos acquis en matière de libérations syndicales.
Ça, M. D’Aquila, c’est de la vraie
« désinformation ».
Rectifions le tir
M. D’Aquila explique, toujours dans la même lettre, le processus établi entre les parties pour le remboursement des libérations et il le fait bien mais un peu trop rapidement. Ce qu’il oubli bien sûr de mentionner, c’est que l’employeur nous facture ce que nous lui devons et que nous vérifions très minutieusement toute cette facturation. Nous devons aussi déduire, des sommes que nous devons à l’employeur, des crédits qui nous sont accordés pour différentes raisons prévues à la convention collective. Ces montants sont soustraits de la facture de la SAQ pour la libération du délégué en chef, des membres qui siègent sur le comité de négociation, de notre représentante au comité de nomination, des représentants au comité de griefs et de plusieurs autres comités.
M. D’Aquila oubli aussi de mentionner que l’employeur prend souvent un certain temps (pour ne pas dire des mois) avant de nous envoyer sa facture. De plus, il se glisse assez régulièrement des erreurs commises par les directeurs de succursale sur les codes de paie des employés qui sont mis faussement en libération. Toute cette vérification prend un certain temps et il est important de bien s’assurer de ce que nous devons à l’employeur car il s’agit de l’argent des membres. Ce temps nous a toujours été consenti par la SAQ auparavant puisqu’il ne s’embarrasse pas trop de cette pénible vérification. Depuis un an, l’employeur est venu brouiller les cartes et le climat s’est un peu détérioré. La conciliation de ces factures est un peu plus difficile à faire depuis que l’employeur ne veut plus accorder de libération à certains de vos représentants sinon que pour les raisons que la SAQ jugera nécessaire. Cela va totalement à l’encontre des dispositions de la convention collective.
M. D’Aquila, toujours dans sa lettre, mentionne : « Nous sommes désolés des inconvénients que cette situation pourrait vous occasionner, mais soyez assurés que nous accorderons à nouveau des libérations syndicales dès que … ». La SAQ prend donc tous les moyens pour tenter de déstabiliser les employés, de nuire au travail de vos représentants. Il a menacé vos représentants syndicaux de ne plus accorder de libérations, ce qui revient à dire qu’il veut les empêcher de faire le travail pour lequel vous les avez élus, alors que la convention collective est claire à ce sujet et ne permet aucunement d’agir ainsi.
La SAQ se fout des lois
Comme le disait si bien Martin Charron dans sa réponse à M. D’Aquila :
« Nous dénonçons donc le fait que la SAQ se considère au dessus des lois, … et qu’elle se fasse justice elle-même. »
Les lois interdisent à la SAQ d’empêcher ou de faire obstruction au travail des officiers syndicaux.
Si la SAQ considère que le syndicat ne respecte pas la convention collective, ce que nous nions, qu’elle dépose un grief et seul l’arbitre de griefs jugera si le syndicat est fautif.
Bravo M. D’Aquila pour cette intervention auprès des employés. Nous savons maintenant que vous savez faire de la « désinformation », que vous ne reculerez devant rien pour noircir le Syndicat et nuire à ses activités légitimes.
Nous avons payé entièrement la somme réclamée, non pas parce que nous avons cédé à un chantage de la SAQ et de M. D’Aquila, mais dans le but d’éviter la détérioration du climat de négociation qui est déjà difficile. Cependant, la SAQ et M. D’Aquila ont été avisé très clairement que le Syndicat ne tolérerait pas la répétition d’un tel comportement.
Daniel Roy
Trésorier
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